Les Nuits de la colère

Photographie du spectacle "Les nuits de la colère" de Pierre Boucard

Une coproduction de la compagnie The Big Cat Company et de DSCP, d’après Armand Salacrou
À partir de 12 ans – Durée : 1h20

L’action des Nuits de la colère se déroule en 1944 à Chartres. Les Nuits de la colère sont d’ailleurs peut-être moins une pièce qu’un documentaire ; un documentaire sur l’occupation. Un procès-verbal. Un témoignage sur ces années noires si difficiles à vivre pour ceux qui avaient du courage et pour ceux qui n’en avaient pas. Années si pleines d’embûches pour ceux qui voulaient prendre parti et pour ceux qui ne le voulaient pas. C’est l’histoire de deux amis d’enfance et d’une femme prise de panique… C’est l’histoire d’un homme qui aime ses enfants et que cet amour conduit à l’immobilité autour de leurs petits lits et c’est l’histoire d’un autre homme qui aime ses enfants et que cet amour conduit à tout risquer pour assurer leur avenir et leur liberté. C’est l’histoire d’une trahison et c’est l’histoire d’un sacrifice. Le rideau se lève pendant un règlement de compte à la mitraillette quelques jours avant le Débarquement. Des hommes tombent. Puis les Vivants et les Morts commencent leur dialogue…

Armand Salacrou (extrait de la Préface au programme du Théâtre Marigny)

• Auteur : Armand Salacrou

• Mise en scène : Pierre Boucard

• Interprètes : Jean-Baptiste Artigas, Pierre Boucard, Barbara Castin, Samuel Giuranna, Étienne Menard, Jérôme Godgrand, Christel Pourchet

• Scénographie : Michel Féaudière

• Costumes : Caroline Gichuki


Photographie du spectacle "Les nuits de la colère" de Pierre Boucard
Photographie du spectacle "Les nuits de la colère" de Pierre Boucard, d'après Armand Salacrou

Parce qu’elle dépeint des hommes et des femmes tels que nous, la pièce a ranimé un questionnement qui m’a toujours taraudé : qu’aurions-nous fait à leur place ? Reflet du quotidien anxiogène de l’Occupation, la pièce m’a semblé néanmoins avoir un écho aujourd’hui car elle pose cette question fondamentale qui interroge et interrogera toujours nos sociétés démocratiques : à quel point la peur peut constituer une excuse à nos comportements ou à nos renoncements ? Quand les deux-tiers d‘une population, paralysée par la peur du terrorisme, sont prêts à limiter volontairement leurs libertés, quand la peur vient aujourd’hui s’attaquer à la Fraternité, ce ciment civique de la société française qui fait marcher de front ces deux valeurs antinomiques, Liberté et Egalité, il ne m’apparaît pas superflu de continuer à se poser cette question.

Pierre Boucard

La presse en parle
« Un bel hommage à la Résistance. » Jean-Dominique Réga, Vaucluse Matin
« L’interprétation est jeune et fiévreuse, passionnée et nuancée, donnant des couleurs subtiles à ce drame de l’humanité ordinaire. » Corinne François-Denève, Un fauteuil pour l’orchestre